Historique

Petit historique de la naissance de l’AQSPC. Reconnaître la possibilité et le bien-fondé de la pratique sportive pour les personnes ayant un handicap comme par exemple les personnes qui ont une blessure cérébrale, a mis du temps à s’imposer dans les esprits au cours des dernières décennies. De nos jours, des structures sportives sont bien en place et elles permettent à un nombre toujours plus grand de personnes handicapées de pratiquer un sport adapté. C’est notamment au développement de ces structures qu’œuvre chaque jour l’AQSPC depuis 1990.

Lorsque le chapitre montréalais de l’Association de paralysie cérébrale du Québec inc. (APCQI) affirme, en 1989, que le sport ne faisait plus partie de ses priorités, l’AQSPC prend naissance dans la tête des sportifs paralytiques cérébraux. Mais, avant de parler de l’AQSPC, revenons un peu en arrière pour dire quelques mots sur l’APCQI !

En 1949 naît l’Association de paralysie cérébrale du Québec. L’APCQI travaille alors pour prêter certains équipements spécialisés, soutenir les parents et sensibiliser le public et les gouvernements à la cause des personnes qui ont une blessure cérébrale.

Dès la création, en 1970, de la Fédération des loisirs et sports pour handicapés du Québec (FLSHQ), l’APCQI entretient de bonnes relations avec elle, en participant, entre autres, à ses assemblées générales annuelles. Mais comme il n’existe pas encore de système de classification pour les personnes ayant la paralysie cérébrale, leur participation aux Jeux provinciaux se limite aux disciplines récréatives et encore très peu d’équipements spécialisés sont disponibles.

À cette époque les personnes qui ont une blessure cérébrale sont la plupart du temps considérées, à tort, par le grand public et les institutions publiques, comme handicapées mentalement en raison de leurs limitations et de leur difficulté à s’exprimer, qui peuvent parfois être importantes.

En 1978, un système de classification international est implanté et le siège social  de l’APCQI parraine un projet qui s’attelle à la « normalisation » de la pratique sportive de sa clientèle : un code, des règlements et des standards sont définis.

Un an plus tard, un vent nouveau souffle sur l’APCQI et le chapitre de Montréal se dote d’un plan quinquennal de développement de l’ensemble de ses services. Parmi ses axes de développement on y retrouve la mise sur pied d’un programme sportif qui comprendrait des activités de niveaux régional, provincial, national et même international. C’est le début d’une reconnaissance !

En 1990, le ministre du Loisir annonce la reconnaissance de cinq fédérations sportives pour athlètes handicapés, c’est à ce moment que naît officiellement l’Association québécoise des sports pour paralytiques cérébraux (AQSPC). Le mandat qu’elle se donne et sur lequel elle travaille au quotidien est celui d’améliorer les conditions de vie des personnes ayant une blessure cérébrale par la mise en place de programmes d’activités sportives adaptées. Ce travail se décline en de nombreux volets qui représentent tous, autant les uns que les autres, des défis à relever.

Depuis sa création, l’AQSPC est très active et permet le développement de programmes d’activités sportives dans différentes régions du Québec. De fait, par son action, l’AQSPC favorise l’intégration des personnes qui ont une blessure cérébrale dans notre société.

À la fin de 1992, elle publie la première édition du bulletin nommé le « Sport’Dinaire ». Ce journal, publié 3 ou 4 fois par année, est rédigé spécifiquement « Pour les sportifs qui sortent de l’ordinaire ».

Depuis 1988, des athlètes membres de l’AQSPC participent aux Jeux paralympiques et de plus en plus d’athlètes québécois remportent des médailles lors de compétions d’envergure nationale ou internationale.

Au-delà des compétitions, l’AQSPC a permis de nombreuses institutions telles que les centres de réadaptation en déficience physique, les écoles spécialisées, les clubs sportifs, etc. de pouvoir accueillir quelques centaines d’athlètes dans leurs murs.

Depuis ses débuts l’AQSPC a fait la promotion des disciplines paralympiques que sont l’athlétisme, le paracyclisme, la paranatation en plus du soccer adapté et du powerchair football. Mais elle se fera surtout connaître par le développement du Boccia.

En 1994, le Boccia fait son entrée dans le monde des sports adaptés au Québec par la mise sur pied des premiers clubs à Montréal, à Laval en Montérégie et peu après en Outaouais, en Mauricie et au Saguenay.

Un réseau de compétition portant le nom de Circuit Boccia-Québec permettra à tous ces clubs de rivaliser entre eux et servira aux sélections des équipes québécoises pour les championnats canadiens.

En plus d’accueillir les championnats canadiens à trois reprises, Montréal a été la ville-hôtesse de la Coupe des Amériques de Boccia en 2009.

Aujourd’hui, des athlètes québécois sont choisis sur les équipes canadiennes et l’expertise de nos entraîneurs et officiels est également reconnue au niveau national et même international.