DANSE

Basée sur une proposition d’ouverture à la dissemblance, la danse intégrée crée un espace de réciprocité pour les personnes à mobilité réduite et les personnes sans handicap. Depuis son émergence, cette approche du mouvement est orientée vers la création et l’exploration d’une esthétique particulière. Dans les années 1980, alors que des artistes handicapés étaient invités ponctuellement à prendre part à des productions en danse, certains d’entre eux ont voulu s’offrir un espace de création qu’ils pourraient investir de manière autonome et continue. Parmi les premières compagnies professionnelles constituées d’artistes avec et sans handicap, deux d’entre elles s’imposent.

Bien que la danse intégrée favorise souvent des apprentissages moteurs, les intentions sous-tendues à sa pratique diffèrent des objectifs de la danse thérapie qui visent l’amélioration des états physiques et psychiques des individus. En s’appropriant les techniques d’improvisation et de danse contact, la danse intégrée ouvre un vaste champ d’exploration artistique, que ce soit dans le cadre d’ateliers ou au cours d’un processus de création. Sur scène, elle participe au courant actuel de métissage des disciplines corporelles. La danse intégrée questionne l’esthétique du corps dansant et propose une image autre que celle de la danseuse au corps vertical et aux jambes bien enracinées dans le sol. Ainsi, le corps brisé, la mobilité réduite, le fauteuil roulant à la fois objet et sujet, ou encore la prothèse mise à nu, suscitent une réflexion sur la virtuosité et la performance : l’équilibre précaire, le spasme, la fragilité du geste comme sa cassure dans l’exécution viennent nourrir et transformer le vocabulaire des partenaires de danse avec et sans handicap. À travers la multiplicité des échanges qu’elle favorise entre artistes de tous profils, la danse intégrée propose une redéfinition des limites et des possibilités.

Corpuscule Danse

www.corpusculedanse.com
www.viomax.ca

Luca « Lazylegz » Patuelli | No Excuses, No Limits

lazylegz.com