Para-athlétisme

Le para-athlétisme a été introduit aux Jeux paralympiques en 1960. Il s’agit de la discipline qui comprend le plus de participants aux Jeux.

Athlétisme Canada offre des occasions d’entraînement et de compétitions dans des épreuves d’athlétisme aux athlètes de toutes les catégories de déficiences. Les para-athlètes sont classés selon le système suivant :

Il existe 11 classifications différentes pour les athlètes concourant en position assise (4 classes de course en fauteuil roulant et 7 classes de lancer assis). Les épreuves d’athlétisme en fauteuil roulant comprennent : 100 m, 200 m, 400 m, 800 m, 1500 m, 5000 m, marathon, lancer du poids, disque, javelot et quille. Les épreuves offertes varient selon les classes. Des épreuves de piste et de concours sont offertes dans chaque classe. L’athlétisme en fauteuil roulant peut être divisé en deux catégories principales : (1) course en fauteuil roulant, et (2) lancers assis, qui sont décrits ci-dessous.

Course en fauteuil roulant (T51-54)

Les coureurs en fauteuil roulant concourent sur la piste et sur la route dans des fauteuils de course. Les fauteuils de course sont conçus pour la vitesse et sont donc légers et aérodynamiques. Comme dans un fauteuil ordinaire, les athlètes s’assoiront différemment dans leurs fauteuils de course, selon leur fonction et la position qui est la plus favorable pour se déplacer rapidement. Par exemple, les athlètes sans fonction du tronc s’assoient dans une position plus droite, avec les pieds sur un repose-pied. Les athlètes qui peuvent utiliser le tronc s’assoient avec les pieds glissés sous eux. Les coureurs portent des gants de course spécifiques, et propulsent le fauteuil en frappant la main courante. La vitesse de la main est primordiale car elle aide le coureur à acquérir de la vitesse et à la maintenir.

Lancers assis (F51-57)

Les lanceurs assis s’entraînent de la même façon que leurs coéquipiers non handicapés, avec la différence qu’ils concourent en position assise. Un cercle de lancer peut être augmenté afin de permettre les lancers assis sans nuire aux athlètes non handicapés. Ceci permet aux lanceurs ambulatoires et assis de s’entraîner et de concourir les uns à côté des autres.

Il existe 15 classes d’athlètes ayant de l’athétose, de l’ataxie et/ou de l’hypertonie (7 classes de piste, 8 classes de concours et 3 classes de saut).

T/F 31-34

Les athlètes de ces classes concourent en position assise (fauteuil de course sur la piste, cadre de lancer pour les épreuves de concours). Les épreuves pour athlètes de ces classes comprennent : 100 m, 800 m, lancer du poids, javelot et quille.

T/F 35-38

Les athlètes de ces classes concourent d’une position debout (courant sur la piste, lancers ambulatoires, sauts). Les épreuves pour athlètes de ces classes comprennent : 100 m, 200 m, 400 m, saut en longueur, lancer du poids, disque et javelot.

Les athlètes ayant une paralysie cérébrale, un autre désordre neurologique congénital, ou une blessure/condition acquise (par ex. : accident vasculaire-cérébral, sclérose en plaque, ou des traits semblables) sont les concurrents typiques des classes 30. Il existe une grande variété dans les fonctions des classes 30. Ainsi, chaque athlète aura des besoins d’entraînement différents. Bien que certains athlètes concourent en fauteuil roulant et s’entraînent en réalité avec des athlètes des classes 50, d’autres sont ambulatoires et s’entraînent avec d’autres para-athlètes ambulatoires (par ex. : classes 40, athlètes ayant une déficience visuelle) ou des coéquipiers non handicapés.

www.athletics.ca/fr/disciplines/para-athletism

Au Québec, les athlètes ayant la paralysie cérébrale peuvent être intégrés dans le réseau de compétitions de la Fédération Québécoise d’athlétisme www.athletisme.qc.ca

 

Un athlète de classe 1 a une sévère quadriplégie (tétraplégie). Il requiert un fauteuil roulant ou de l’assistance pour se déplacer et il est incapable de pousser de façon fonctionnelle son fauteuil roulant.

Piste :

Si la personne peut propulser un fauteuil, elle le fait de façon non fonctionnelle. Notez qu’un athlète dans un fauteuil roulant peut posséder une plus grande habileté fonctionnelle dans les bras et les mains qu’il n’est évident à première vue. Il est alors essentiel d’évaluer en bonne et due forme le fonctionnement des bras et des mains, afin de déterminer si l’athlète devrait appartenir à une catégorie supérieure.

Pelouse :

Déterminé clairement par le fonctionnement très faible des mains. Une personne pourrait avoir une certaine fonctionnalité des mains au plan statique, mais avoir moins de fonction lors d’un lancement, dû à la présence d’athétose ou d’hypertonie spastique.

Ces athlètes ont une quadriplégie sévère à modérée. Leur niveau de spasticité est de 3+ à 4, avec ou sans athétose. La force fonctionnelle est faible dans tous les membres et le tronc. Ils sont capables de propulser un fauteuil roulant.

Piste :
Classe 2 membres inférieurs :

Les épreuves de piste impliquant les membres inférieurs sont effectuées en propulsant le fauteuil roulant avec les pieds. Le fauteuil peut être poussé vers l’avant ou vers l’arrière, mais uniquement avec les pieds.

Classe 2 membres supérieurs :

Les épreuves de piste impliquant les membres supérieurs sont effectuées en propulsant le fauteuil roulant avec les bras. La propulsion du fauteuil roulant est limitée dû au faible contrôle et/ou à un niveau 3 d’hypertonie spastique.

Pelouse :

Les athlètes utilisant les membres supérieurs avec des mouvements athétosiques peuvent démontrer une rotation juste pendant le lancer, mais le relâchement sera peu fiable. Les athlètes avec une hypertonie spastique ou un mouvement athétosique du tronc ne peuvent pas propulser efficacement l’engin.

Les athlètes peuvent participer aux deux épreuves, impliquant les membres inférieurs ou supérieurs.

La classe 3 est caractérisée par une quadriplégie modérée (symétrique ou asymétrique) ou une hémiplégie sévère. L’utilisation d’un fauteuil roulant est possible puisque la force est quasi complète dans le membre supérieur dominant. Ils peuvent aussi propulser le fauteuil roulant par eux-mêmes.

Piste :

Afin de différencier les catégories 3 et 4, la propulsion du tronc lors de la mobilité du fauteuil roulant et le fonctionnement des mains sont évalués. Si un athlète démontre une habileté très faible à effectuer rapidement un mouvement du tronc lors du mouvement de poussée, ou une asymétrie significative dans le mouvement des bras, il est de catégorie 3. Un athlète utilisant uniquement un bras pour pousser son fauteuil roulant peut avoir de longs mouvements et une empoignade ou un mouvement rapide dans le bras dominant et tout de même être de catégorie 3.

Pelouse :

Parfois un athlète hémiplégique avec un niveau d’hypertonie spastique de niveau 3 à 4 dans le bras non dominant et un fonctionnement près de la normale dans le bras dominant, ou un athlète asymétrique diplégique de catégorie 3 serait mieux classé en catégorie 4. Toutefois, une attention particulière devrait être apportée au mouvement du tronc, car cela est souvent un facteur déterminant. Dans tous les cas de mouvements, le suivi et le relâchement sont les considérations ultimes. Des catégories divisées peuvent parfois exister dans ces situations.

Un athlète de la classe 4 avec une diplégie sévère à modérée a une bonne force fonctionnelle avec des limitations et des problèmes de contrôle minimaux au niveau du tronc et des membres supérieurs.

Piste :

L’athlète est en mesure d’exécuter avec force de longs mouvements. Il peut empoigner et relâcher rapidement. Par contre, il peut éprouver des difficultés avec les mouvements délicats des mains. Pendant la propulsion, ces mouvements délicats ne sont pas essentiels. Les mouvements de bras sont supportés par des mouvements forts du tronc vers l’avant et l’arrière. Si ces mouvements ne surviennent pas, le tronc est bien équilibré et forme une base solide pour les mouvements des bras. Lorsque le fauteuil roulant effectue une courbe, le tronc suit le fauteuil roulant sans nuire à l’équilibre.

Pelouse :

Lors des mouvements de lancer, le tronc doit effectuer, avec force, un mouvement complexe et rapide. Ce mouvement est complexe parce qu’il requiert la coordination lors de la rotation.

Les athlètes de la classe 5 présentent une diplégie modérée symétrique ou asymétrique. Ils requièrent de l’assistance seulement pour marcher. Ils peuvent se tenir debout et même lancer seuls. L’équilibre est précaire, un mouvement léger du centre de gravité peut mener à une perte d’équilibre.

Piste :

Certains athlètes avec une diplégie d’hypertonie spastique sont incapables de courir.

Pelouse :

Le problème majeur est l’équilibre dynamique et le fonctionnement lorsque les athlètes se retrouvent debout dans l’exercice de leur sport, avec ou sans dispositif d’assistance. Les athlètes de catégorie 5 peuvent utiliser un élan dans les épreuves de pelouse.

Les athlètes de la classe 6 peuvent se déplacer sans dispositif d’assistance. Les mouvements athétosiques sont les plus répandus. Certains quadriplégiques ambulants peuvent faire partie de cette catégorie. Les quatre membres démontrent des difficultés fonctionnelles dans les mouvements de sports.

Piste :

Un mouvement athétosique reflète la non stabilité ou l’incapacité de demeurer immobile. Une des conséquences est que les départs peuvent représenter des difficultés. Il y a beaucoup de faux départs. Par contre, les mouvements cycliques, comme le cyclisme, la course ou la nage libre sont beaucoup mieux exécutés. Ceci ressort lors des sauts en hauteur, où un athlète peut avoir une bonne vitesse, mais la hauteur à partir de la planche est faible. Par conséquent, la distance couverte est plutôt limitée.

Pelouse :

Les activités de lancer requièrent des mouvements explosifs. Pour la même raison qu’en piste, les athlètes souffrant d’athétose ont de la difficulté à effectuer des mouvements empreints de force. Ceci est particulièrement évident lors du lancer du poids. Les athlètes éprouvant de l’ataxie peuvent démontrer ces problèmes requérant une extension moindre, alors que les tremblements sont stabilisés par le poids de l’engin.

Les individus de classe 7 sont ambulants avec une hémiplégie. Ils ont un niveau de spasticité entre 2 et 3 sur un des côtés du corps. Ils se déplacent sans assistance mais ont parfois besoin d’une canne à cause de la spasticité dans une jambe. Le côté dominant du corps est très fonctionnel.

Piste :

Lorsqu’il marche, l’athlète de catégorie 7 démontre une faiblesse du côté affecté. Lorsqu’il court, l’affaiblissement peut disparaître presque totalement. Parce qu’à la marche, la jambe qui supporte pendant la phase de position débute avec un mouvement de talon. Ceci est le mouvement le plus difficile pour les gens souffrant de parésie spastique. Lors de la course, seul le pied de devant touche le sol, fournissant un support et un élan. Le muscle serré du mollet de l’athlète de catégorie 7 facilite l’élan et un mouvement de talon n’est pas nécessaire, permettant un rythme de course plus naturel.

Pendant la marche, le bras affecté est presque toujours dans la position d’une aile. Pendant la course, les deux bras sont pliés aux coudes. Ceci signifie que, pendant la course, il y a moins de différences entre les positions des bras. Par conséquent, l’athlète hémiplégique démontre lors de la course un mouvement presque normal. L’entraînement permet d’augmenter ce rythme de mouvement. Toutefois, l’athlète éprouve une restriction causée par de l’hypertonie spastique pendant l’exécution de mouvements rapides et éprouve aussi des problèmes de coordination pendant la rotation du tronc. Ceci signifie qu’un bon mouvement de course ne transfère pas un athlète de la catégorie 7 à la catégorie 8.

Pelouse :

Dans les activités de lancer, l’athlète hémiplégique démontre souvent une flexion de la hanche du côté atteint, au lieu d’hyperextension. La rotation du tronc pendant le mouvement de lancer indique aussi un manque d’aisance. Au lancer du javelot, le transfert de la phase de course à la phase de lancer fait ressortir ces difficultés.

Les athlètes de la classe 8 ont des diplégies et des hémiplégies mineures et/ou une atteinte légère d’athétose/ataxie. Le degré de spasticité est souvent de niveau 1. Ils peuvent courir et sauter sans canne, orthèses ou encore modification des souliers. Ils ont des limitations minimales causées par un manque de coordination, souvent au niveau des mains. Une des jambes peut aussi avoir une légère perte de coordination ou un raccourcissement du tendon d’Achille.

L’athlétisme inclut plusieurs disciplines comme la course, le lancer et le saut ainsi que le marathon et le pentathlon. Ce sport est celui qui réunit le plus grand nombre d’athlètes, hommes et femmes, et le plus grand nombre d’épreuves.

Les compétitions d’athlétisme comprennent les épreuves suivantes :

  • Courses sur piste : sprint (100 m, 200 m, 400 m), courses de demi-fond (800 m, 1 500 m), courses de fond (5 000 m, 10 000 m) et relais (4 x 100 m, 4 x 400 m)
  • Courses sur route : marathon
  • Lancers : lancer du poids, du disque, du javelot et du marteau
  • Sauts : saut en longueur, triple saut, saut en hauteur
  • Épreuves combinées : Pentathlon (courses sur piste et sur route, saut et lancer, selon la classification des athlètes).

Pour plus de détails, veuillez consulter le livret (en anglais) du manuel : Classification and sport rule manual du CPISRA (Cerebral palsy international sport & recreation association) indiquant les règlements de l’athlétisme pour les paralytiques cérébraux.

Fédération Québécoise d’athlétisme:

www.athletisme.qc.ca

Yan Martin: Yan.Martin@athletics.ca
514-238-4284