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Paracyclisme

À tort, le cyclisme paraît souvent inaccessible aux personnes handicapées, qu’elles aient une blessure cérébrale ou encore un traumatisme crânien. Pourtant, la pratique du vélo est facilement réalisable pour ces personnes. En effet, il existe plusieurs modifications possibles pour adapter un vélo en fonction des limitations de la personne qui souhaite s’initier au cyclisme. Par exemple, un athlète ayant une blessure cérébrale peut rouler avec un vélo ayant diverses adaptations ou encore un tricycle. Au Québec, le peloton paracycliste se développe d’année en année. Nos athlètes nous représentent fort bien, mais la relève est toujours nécessaire, comme dans tous les sports !

Le paracyclisme est accessible à tous, pour le loisir ou pour la compétition. Les vélos sont bien adaptés aux besoins des cyclistes et les équipements ne cessent d’évoluer. Depuis Athènes en 2004, les épreuves masculines du cyclisme à main font partie du programme des Jeux paralympiques et les épreuves féminines depuis ceux de Beijing en 2008.

Discipline en plein développement dans plusieurs pays, c’est aux États-Unis et en Europe que l’on retrouve le plus grand nombre de coureurs. Le premier championnat du monde a eu lieu en 1998 avec la participation de trois pays seulement.

Au Québec, c’est en août 1999 que s’est tenu le premier championnat de paracyclisme. Par la suite, la présentation de cette discipline au Festival de la Santé et au Défi Sportif 2000 a contribué à offrir une plus grande visibilité à ce sport en croissance. Au Québec, des athlètes comme Mark Beggs et Rico Morneau réussissent maintenant à se classer parmi les meilleurs au monde.

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La classification en paracyclisme vise à minimiser l’impact du handicap sur le résultat de la compétition, de telle sorte que le succès de l’athlète en compétition dépende de l’entraînement, de la forme physique et du talent athlétique de la personne. La classification est essentielle afin de développer une concurrence loyale, en regroupant les athlètes en classes (et ensuite en divisions) qui leur permettent de se mesurer les uns aux autres de la manière la plus équitable possible.

La classification joue deux rôles importants :

  1. Déterminer le droit de participer aux compétitions.
  2. Grouper les athlètes pour les compétitions.

Le nouveau système, en vigueur depuis 2010, classifie les athlètes selon le degré fonctionnel de leur handicap et conformément au degré de limitation de l’activité sportive qui en découle.

Lancers assis (F51-57)

Les classes sont dorénavant déterminées en fonction du type de vélo utilisé (vélo régulier, vélo à mains, tricycle, tandem), et non plus du type de handicap.

A partir du 1er Février 2014, une nouvelle classe a été créée, c’est la classe H5

Les différentes classes de paracyclisme sont donc réparties en 13 classes (hommes + femmes) ici énumérées :

Classe Type de vélo Divisions
H (Handcycle) Vélo à mains H1, H2, H3, H4, H5
T (Tricycle) Tricycle T1, T2
C (Cycle) Vélo régulier C1, C2, C3, C4, C5
B (Blind) Tandem B

Il existe 15 classes d’athlètes ayant de l’athétose, de l’ataxie et/ou de l’hypertonie (7 classes de piste, 8 classes de concours et 3 classes de saut).

T/F 31-34

Les athlètes de ces classes concourent en position assise (fauteuil de course sur la piste, cadre de lancer pour les épreuves de concours). Les épreuves pour athlètes de ces classes comprennent : 100 m, 800 m, lancer du poids, javelot et quille.

T/F 35-38

Les athlètes de ces classes concourent d’une position debout (courant sur la piste, lancers ambulatoires, sauts). Les épreuves pour athlètes de ces classes comprennent : 100 m, 200 m, 400 m, saut en longueur, lancer du poids, disque et javelot.

Les athlètes ayant une paralysie cérébrale, un autre désordre neurologique congénital, ou une blessure/condition acquise (par ex. : accident vasculaire-cérébral, sclérose en plaque, ou des traits semblables) sont les concurrents typiques des classes 30. Il existe une grande variété dans les fonctions des classes 30. Ainsi, chaque athlète aura des besoins d’entraînement différents. Bien que certains athlètes concourent en fauteuil roulant et s’entraînent en réalité avec des athlètes des classes 50, d’autres sont ambulatoires et s’entraînent avec d’autres para-athlètes ambulatoires (par ex. : classes 40, athlètes ayant une déficience visuelle) ou des coéquipiers non handicapés.

athletics.ca

Au Québec, les athlètes ayant la paralysie cérébrale peuvent être intégrés dans le réseau de compétitions de la Fédération Québécoise d’athlétisme

www.athletisme.qc.ca

Un athlète de classe 1 a une sévère quadriplégie (tétraplégie). Il requiert un fauteuil roulant ou de l’assistance pour se déplacer et il est incapable de pousser de façon fonctionnelle son fauteuil roulant.

Piste

Si la personne peut propulser un fauteuil, elle le fait de façon non fonctionnelle. Notez qu’un athlète dans un fauteuil roulant peut posséder une plus grande habileté fonctionnelle dans les bras et les mains qu’il n’est évident à première vue. Il est alors essentiel d’évaluer en bonne et due forme le fonctionnement des bras et des mains, afin de déterminer si l’athlète devrait appartenir à une catégorie supérieure.

Pelouse

Déterminé clairement par le fonctionnement très faible des mains. Une personne pourrait avoir une certaine fonctionnalité des mains au plan statique, mais avoir moins de fonction lors d’un lancement, dû à la présence d’athétose ou d’hypertonie spastique.